Edito par Nicolas Vidal

Il y a quelques artistes dont les trajectoires leur permettent d'être à leur juste place. C'est le cas de Kim, qui à lui seul pourrait représenter ce qu'est la pop indé en France aujourd'hui. D'abord pilier d'une scène bordelaise plutôt bien fournie, cela fait quelques années qu'il travaille à Paris. Chef de file incontesté d'une scène pop assez vaste mais toujours mélodique, ses collaborations avec Cléa Vincent, Fictions, ou Carmen Maria Vega (entre autre) ainsi que sa discographie pléthorique (déjà 4 albums en 2020 dont "Les sessions du carreau" avec Cléa Vincent, " Lo tek nomenclatura" et "Route départementale 89") le placent au centre du jeu. Généreux et joueur, il n'hésite pas à clamer ses enthousiasmes et à travailler avec cette scène hyper vive et débarrassée de ses atours show-biz. Kim se distingue également de manière habile par une production discographique très dense, tel un collectionneur de pop songs, un fétichiste de la mélodie qui ne sacralise pas la création. Il aurait pu courir après un succès plus vaste après "Mary Lee Doo" en 2009. Il a préféré une indépendance lo-fi très honorable et créatrice. 

ENTRETIEN & PHOTOS:  Nicolas Vidal

A quel moment as-tu commencé la musique ? 

Mon arrivée dans la musique est difficile à dater pour moi car j’ai été victime d’un mensonge de famille. A 14 ans, j’ai appris que la personne qui se présentait comme mon père ne l’était pas, et que mon “vrai” père m’avait élevé jusqu’à mes 3 ans, et que je l’avais oublié, car il était souvent absent. Mon père, qui s’appelle Patrick Gianni, était musicien. Il a commencé dans les années 60 et 70, dans les bals à Nice, puis à Paris dans des formation Rhythm & Blues. De là, il a accompagné des rockeurs, dont Higelin qu’il a accompagné longtemps en tournée, d’où ses absences. Il y a une anecdote qui se raconte dans ma famille, comme quoi, avant un concert de Téléphone, je suis allé sur scène pour jouer de la batterie. Ça devait être en 79. Ce serait donc la première fois. Mais ça devait me tarauder car quand on est enfant, la musique donne envie en permanence. Je le vois avec mon fils. Sa mère et moi sommes musiciens, les instruments sont là, et il joue avec. Le moment où j’ai vraiment eu envie d’en faire, c’est dans les années 80. Ma mère travaillait pour NRJ et des gens montaient des bandes et faisaient des remixes maison sur les 45 tours. Ça m’a vachement intéressé de les voir faire, donc j’avais demandé à jouer de la musique. J’ai commencé en école de jazz à 10 ans à la batterie. 

 

Tu es donc batteur à la base. C’est ton instrument de prédilection ? 

C’est le premier que j’ai choisi. Mais pendant longtemps, l’instrument que j’ai le plus pratiqué, partout, c’est un ukulélé qui m’avait été offert par Higelin. Il m’avait aussi offert un harmonica miniature que j’ai toujours avec moi comme porte-bonheur. Mais sur les photos, on me voit toujours avec un instrument, près d’un piano. Mais à 10 ans, c’est la batterie que j’ai appris. 

 

L’envie de faire de la musique est venue par l’envie de jouer, ou écoutais-tu déjà beaucoup de musique ? 

A ce moment là, je ne savais pas que mon père était batteur. J’écoutais de la musique tout le temps, surtout qu’on avait la chance d’avoir des disques gratuits avec le travail de ma mère. Je pensais plutôt devenir journaliste de rock. J’aimais beaucoup la musique, et c’est toujours le cas. Contrairement aux apparences, j'écoute beaucoup plus de musique que je n’en enregistre. Jouer de la musique, je n’y pensais pas. A l’école, comme j’ai appris le russe, je n’avais pas de cours de musique. Mais les profs nous disaient que ce serait bien de prendre un instrument. J’ai choisi la batterie car cela me permettait d’en faire en dehors de la maison. Ça avait troublé ma mère et mon beau père car c’était le même instrument que mon père sans avoir découvert le secret de famille. 

 

Comment décides-tu un peu plus tard de passer à l’enregistrement de chansons, à l’écriture ? Tu sors tes premiers disques au milieu des années 90…

Mon plus vieil ami, avec qui je joue toujours, et avec qui j’avais monté un groupe à Bordeaux qui s'appelle Cocktail Bananas, avait décidé d’apprendre la guitare. C’est un des musiciens de Calc. Pour une fête de la musique, on avait entendu un groupe de zouk qui nous avait marqué, notamment de les voir jouer en vrai, devant nous. La batterie, c’est un son très particulier quand tu l’entends en vrai. On s’est dit à ce moment là qu’il faudrait qu’on joue pour la fête de la musique. C’était un énorme rêve pour David et moi. D’ailleurs j’ai beaucoup joué pour les fêtes de la musique. Peu de temps après, on a emprunté les instruments du père de David pour enregistrer des choses. On a mis une boite à rythmes, je me suis mis à chanter, fais un peu de piano, de guitare, et je me suis dit que c’était génial d’enregistrer des disques. Moi j’adore les disques, je les collectionne depuis tout petit. Cette journée m’a marqué. Je me disais que je n’oserais jamais faire ça devant un public, donc être batteur et amener des chansons dans un groupe m’irait très bien. J’ai intégré le groupe new wave d’un copain sans vraiment réussir à traduire mes idées de chansons, sans connaître les accords. Et puis j’ai entendu les Go Betweens, notamment un mi mineur plaqué qui est une note très large. J’ai emprunté la guitare d’un copain, demandé à une copine de chanter qui écrivait des textes et avait beaucoup d’assurance. On a enregistré des chansons et elle les a montré à Magic Mushroom, qui était l’ancien Magic. Une chanson s’est retrouvée dans une émission de Mélanie Bauer, vers 1994 je crois. Beaucoup de labels indés se montaient à ce moment grâce aux usines tchèques qui faisaient des disques pour rien. Et là, je me suis dis, on peut le faire. On a des titres qui sont sortis sur des compilations cassettes. Beaucoup de gens avaient des labels supers, comme Alan Gac sur Rosebud qui sortait des flexi-disques de Katerine. C’était très émoustillant. On a sorti notre premier single cassette sous le nom de Kim et Marie. Et puis on s’est séparé, mais des labels de Paris et Marseille m’ont contacté, et j’ai commencé à faire des chansons seuls. J’avais 16 ans. 

Tu chantais déjà en anglais ?

Non, pas vraiment. Je mélangeais en fait, c'était du franglais, des tournures de phrases en anglais, avec des mots en français. Ça ressemblait à du yaourt en fait. Ça ne fonctionnait pas du tout en fait à l’époque. Aujourd’hui, je suis fan de Lisa Leblanc, qui chante en québécois très ancien, avec des formules anglaises mais des mots en français, et si j’avais su à l’époque qu’il y avait plusieurs francophonies, ça m’aurait intéressé. Le français me paraissait impudique, mais je parlais mal anglais. Les langues latines me paraissent très impudiques en fait.  Je me suis perfectionné après. Ça prend du temps. 

 

Depuis tu as sorti un nombre incalculable d’albums. Est-ce que tu sais combien de disques tu as sorti ?

Oui bien sûr. En solo sous mon prénom, j’en ai sorti 43. Ensuite, j’ai fait des albums bonus, mais qui ne sont pas vraiment sortis, mais qui sont sur Bandcamp. Il doit y en avoir 4. Et il y a les albums que j’ai sorti sous d’autres noms, Jean-Pierre Fromage, Calm... En tout, j’arrive à 69 albums. Et il y en deux en plus, pour lequel j’ai créé un groupe. Il y a l’Eclope et Maximum Cagole.

Tu es un peu le seul à faire ça. On a souvent l’impression que les musiciens mûrissent leur travail avant de sortir un album. Toi, on a l’impression qu’il faut que ça sorte de toi et que ça sorte sur disque. 

C’est pas complètement vrai. Dans les années 90, il y avait vraiment un crossover entre des ballades et des morceaux punk. Tu pouvais vraiment mettre les deux sur un album. Les gens aimaient qu’on leur amène des choses différentes. En revanche, c’était plus long pour faire un disque. Il fallait envoyer des cassettes démo à des labels. En 94, les albums sortaient 4 ans plus tard. Pour moi, c’est resté comme ça jusqu’à l’arrivée du digital en 2005. J’ai signé un contrat comme label avec Believe. J’ai fait ça pour la réédition d’un disque à moi. Depuis, je peux sortir des disques de copains. Je l’avais aussi créé en cas de refus des labels pour mes projets. C’était compliqué de se prendre des râteaux. Et puis je voulais que mes disques sortent. Ça me rassurait et je pouvais produire des choses. Il y a 10 ans, j’avais créé un blog où je vendais les titres que je n’avais pas gardé sur les disques ou qui étaient inachevées, et ça a bien marché. C’était aussi pour trouver des interprètes, ou des gens avec qui collaborer sur ces titres. Et puis c’est là que j’ai commencé à utiliser des avatars. Et ça a donné l’illusion que je sortais beaucoup d’albums, alors qu’en fait, je terminais des choses anciennes. Mais c’est vrai que je sortais 3 disques la même année. Ça reste un peu sur l’estomac les choses pas finies. Cette année, je vais sortir 8 albums. Je viens d’en sortir un, “Omnichordia”, et ça fait 8 ans que je suis sur le mixage. L’album qui vient de sortir, qui est un morceau d’une heure, je travaille dessus depuis 20 ans. Je viens de sortir un titre en duo avec Garance, “Avril a 20 ans”, c’est un morceau que j’ai amené à Cléa Vincent en 2009 car je trouvais qu’il avait un truc un peu vieillot à retravailler, elle n’en a gardé qu’un mot, “Soulevant” qui est une chanson qu’elle joue sur scène depuis 10 ans, et la première version date de 2003. Ce qui m’importe, c’est qu’elles s’en aillent de mes tiroirs et qu’elles vivent leurs vies. Maintenant que j’ai des complices pour les terminer, comme Valérie Hernandez ou Cléa, je ne vais même plus au bout parfois. Pour la chanson “Dans les strass” qui est sur le 2ème album de Cléa, j’avais un refrain en tête, et je l’ai appelé pour qu’on la termine ensemble. 

C’est vrai que c’est aussi une constante dans ton parcours, tu collabores avec beaucoup de monde. On parlait de Cléa Vincent ou de Garance, mais tu as aussi travaillé avec Carmen Maria Vega, le projet A la Mode… Est-ce que c’est important pour toi ? 

J’ai toujours aimé ça. Quand j’habitais à Bordeaux, je collaborais avec énormément de monde. J’ai beaucoup jammé en tout cas, avec Cocktail Bananas notamment. On adorait collaborer, inviter des gens. Quand j’ai rencontré Cléa en 2009, ça a complètement modifié ma manière de travailler. Elle avait des réflexes que j’adorais, des renvois de notes, des répétitions. Elle a un langage rythmique très fort. On accompagnait My Broken Frame (Fictions aujourd’hui) à l’époque, et on adorait trouver des formules rythmiques. On a créé un groupe de jazz aussi, car elle vient aussi de là. C’est hyper enrichissant de partager des choses avec les musiciens. Et à Paris, ça se fait très vite, c’est génial. Quand j’ai rencontré Marie Klock récemment, je lui ai demandé si elle voulait bien m’écrire des chansons en allemand et elle a dit oui. Elle m’a aussi proposé des mélodies. J’adore le poste de parolier par exemple. Je le fais un peu pour Fictions. Je vais écrire le prochain EP d’Yvonne La Nuit. Carmen Maria Vega m’avait demandé d’arranger du Vian pour un spectacle et un disque. Tu peux vraiment collaborer à différents postes, c’est ça qui est génial et très enrichissant, et il y a moins de choses inachevées. 

Tu as aussi été un peu précurseur en créant ton label MK Records qui t’a donné une certaine indépendance, même si tu as sorti des disques sur Vicious Circle ou Midnight Special Records.  C’est devenu un peu la norme maintenant d’être son propre producteur. Est-ce que ça t’a un peu préparé à ce qu’on vit maintenant dans la musique ? 

Oui, mais ça m’a aussi mis des bâtons dans les roues. Dans les années 90, tous les groupes indés montaient leurs labels. Il y avait un effet rebond. Dans les années 2000, la question du studio ne s’est plus posé avec les home studios, et sont réapparus les managers, et les tourneurs se sont multipliés. Les artistes avaient donc une équipe avec eux, souvent un éditeur, un label, un tourneur et un manager. Donc une grosse équipe à faire bouffer. Moi qui avait démarré à une époque où il y avait soit le DIY, soit la grosse major, ça a été très compliqué à gérer. Dans les années 90, on parlait argent dans les labels, et dans les années 2000, licences à l’international. Il fallait fabriquer des synergies avec 10 partenaires. Fin 2000, j’avais tout ça, et pour faire fonctionner les partenaires ensemble, ça demandait un boulot de fou. Pour ceux qui n’ont pas le feeling de faire tourner des équipes, ça tombait en désuétude. Il suffisait qu’un rouage se grippe pour que ça s’arrête. C’était très bling bling, très Sarkozyste. J’ai préféré la décennie 2010 où tout le monde quittait son label et montait sa structure en payant un.e attaché.e de presse. Mais c’est toujours difficile de s’adapter. 

 

La grosse différence est aussi dans le volume des ventes. Même dans les années 90 en indé, tu vendais plus de disques qu’aujourd’hui. 

Fin 90, j’étais encore étudiant, et il y a eu un moment où j’ai perdu ma bourse scolaire et j’arrivais à vivre de la vente de mes disques. Ça n’a pas duré longtemps, mais je vivais grâce à mes royautés. Je passais peu à la radio et on faisait peu de concerts à l’époque. C’est dans les années 2000 que je suis devenu intermittent et que le live est revenu à la mode. Aujourd’hui, on ne peut pas vivre avec des royautés. Et en ce moment les concerts c’est mort. Il faut tout réinventer. 

Propos recueillis par  Nicolas Vidal

Robert Smith - “Les influences, c’est involontaire. Mais l'héritage qui me bouleverse, c’est celui de Robert Smith. C’est mon idole absolue. Il est toujours juste dans le sentiment. Dans le ratio pudeur/confession/fougue/romantisme, c’est parfait. Il y a quelque chose de combattant dans ses mélodies, il y a quelque chose de dansant et conquérant, mais en même temps une pudeur. C’est vraiment pas Pascal Obispo. C’est la pudeur de la note juste, avec le mot qui tombe pile, sans grandiloquence. Pour moi, c’est parfait. C’est une icône pour moi, qui ne s’épanche pas. Il n’a jamais abusé du podium. Il a peu de moments de mégalomanie.”

Musique - ““Pornography” des Cure m’a beaucoup marqué. C’est magnifique, un pilier d’une adolescence éternelle gravé dans le marbre. Un des dernier gros chocs pour moi est l’album de King Gizzard & The Lizard Wizard,  "Flying Microtonal Banana”. C’est un album très politique qui ne dit pas un mot sur les politiciens. Mais le fait de jouer une musique microtonale avec les instruments du garage rock, c’est incroyable. Ils ont fabriqué leurs instruments microtonaux sans jouer des gammes orientales. C’est un disque important pour la world music. Aussi important que “US” de Peter Gabriel à l’époque. Tout le long, on ressent un orientalisme qui n’est pas affiché. C’est fascinant. “Il n’y a plus rien” de Léo Ferré qui est pour moi le meilleur de la chanson française. Le morceau du même nom qui dure 16 minutes, c'est la meilleure écriture de la chanson française. Il scande un texte politique, un combat anarchiste qui me parle complètement. C’est un constat hallucinant, une cathédrale de la chanson. “Atom heart mother” des Pink Floyds, c’est une expérience. Je l’ai écouté au casque à 10 ans. Le truc ne s'arrête pas. C’est une passerelle entre plein de choses. C’est très orchestré, il y a du blues, du funk. C’est un état des lieux du psychédélisme de l’époque avant qu’il ne devienne space rock et jazz rock. C’est assez fou. 

" Je voulais parler de Vald et “NQNT 2” que je trouve fascinant. Sur “Urbanisme”, Brel c’est fini. En ouvrant la porte de Vald, j’ai découvert un océan de rappeurs. J’avais aimé NTM, IAm, Assassins, mais je trouve que les rappeurs de cette génération, ils ont niqué la chanson. Ils se permettent des choses incroyables et bluffantes. C’est une nouvelle francophonie qui bouscule la langue française de façon magnifique. Ils amènent leur culture, leurs accents, c’est de la world music de quartier. La chanson française doit passer à autre chose. Vald, ça a été un gros choc. Et il y a l’album de Paris Banlieue. C’est de la folk qui parle de cadavres, avec des voix d’enfants. C’est un album génial. Et puis il y a le Trop-Cléa 2. Mais bon, on est tellement proches que c’est compliqué de vanter ses mérites. ”

ART -“ J’aime beaucoup Friedrich pour ce choix de faire des paysages avec un mec de dos devant. Et pour toujours, Keith Haring. Il y a tout dans oeuvre. Ça groove, c’est choquant, c’est actuel, c’est politique, c’est rap, c’est parfait.”

LIVRES - “ Je ne lis pas beaucoup de romans, ni de récit. Mais j’aime “Vernon Subutex”. Enorme claque. C’est politique dans le fond mais pas dans la forme. Ça raconte sans juger. J’adore. “De la note au cerveau” de Daniel Levitin. Je lis beaucoup de livres sur la musicologie, l’histoire de la musique. Celui-ci dresse un constat neurologique et musicologique sur ce que fait la musique aux êtres humains. C’est extraordinaire. Jérémy Rifkin “La nouvelle société du coût marginal zéro”. C’est un économiste qui m’a sauvé la vie économiquement plein de fois. Et le “Gainsbook” sur Gainsbourg en studio, et c’est fabuleux.”

FILMS - ““C’est arrivé près de chez vous” pour tout l’humour belge qu’on s’est pris et qui a modifié notre façon de penser, qu’on le veuille où non. L’humour français étant parfois dépassé. C'était important cette façon belge de voir les choses. Et puis c’est un film avec un personnage fort, avec un humour décapant, le noir et blanc, de la violence. Je l’ai vu 20 fois. Il y a “Pulp Fiction”, avec des sous textes fabuleux sur l’amitié masculine. C’est une grande leçon de cinéma, avec la musique très mesurée dans le film. Le montage est incroyable avec des plans où il arrête le temps, comme chez Pialat parfois. Les amitiés entre hommes des films de Tarantino montre beaucoup de choses. C’est assez joli sur les masculinités. Comme “Les valseuses” de Blier. Les deux, c’est magnifique, une relation très jolie qui déboulonne la bourgeoisie des années 70. Dans un autre genre, j’aime “Le grand bleu”. Besson était un outsider à l’époque. En terme de réalisation et de poésie, c’est magnifique. Tout comme sa collaboration avec Eric Serra. Et je trouve que “Titanic” est un film magnifique. J’aime l’influence de Spielberg dans les films grand-publics, dont “Titanic”. On croit que ça va être de la merde et je suis resté bluffé. Et puis ça m’a donné un ticket pour Di Caprio dont je suis un grand admirateur. Et ce n’est pas parce qu’il est italien. Mais j’aurais pu dire “Duel de Spielberg aussi. ”

Marie Klock

“Le premier album de Marie Clock défonce tout. Il y a quelque chose d’allemand qui rappelle Nina Hagen, mais on dirait du Suicide, c’est pas loin du Dominique A d’il y a 20 ans. Elle chante en français mais avec une métrique à faire pâlir les rappeurs, il y a des gros mots dans tous les sens. C’est inscrit dans le quotidien, dans la tradition d’une chanson réaliste, un peu comme faisait Renaud au début. C’est une nouvelle Fréhel qui aurait rencontré Nina Hagen, avec des parties de claviers néoclassiques. On pense même à Patrick Sébastien qu’elle adore. Elle montre son cul sur la pochette, et la rondelle du vinyle, c’est son anus. Elle est fascinante. Elle a son verbe, sa façon d’écrire. C’est la Despentes de la pop. Je lui souhaite que ce soit super bien reçu.”

Un portrait chinois de Kim  à travers ses idoles teenage et celles d’aujourd’hui.

Ton idole teenage

Robert Smith


Ta  chanteuse Teenage

Kate Bush

Ton chanteur teenage

Robert Smith

Ton acteur teenage

Patrick Dewaere

Ton actrice teenage

Uma Thurman

Ton crush teenage

Bjork

Ton idole actuelle

Nils Frahm


Ta chanteuse actuelle

Kate Bush

Ton chanteur actuel

Neil Young

Ton acteur Actuel

Patrick Dewaete


Ton actrice Actuelle

Elizabeth Moss

Ton crush Actuel

Nikita Belucci