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DIVA VEGA DISCO

il y a 16 heures
2 min de lecture

A l'affiche de la comédie Musicale "Inferno, la dernière nuit du disco" de Cécile Chaduteau et Christophe Jambois, Carmen Maria Vega déploie son énergie glam et ironique dans un spectacle calibré mais plutôt réussi.


Elle arrive de la salle, elle monte quelques marches qui la séparent de la scène lumineuse, cheveux platines, robe ajustée, avec un personnage entre Tony Montana et Régine. Elle plie le game en quelques minutes par sa présence sur les tubes disco qui composent la bande son de la comédie musicale « Inferno » à Bobino, faisant siens les tubes de Diana Ross et Donna Summer de sa voix puissante et veloutée.


L’histoire de cette comédie musicale inspirée des aventures qu’ont pu être le studio 54 à New York ou le Palace parisien à la fin des seventies, n’est qu’un vague prétexte à égrener les chansons plutôt bien choisies qui composent le spectacle. Celui-ci se regarde sans ennui et avec un certain plaisir coupable malgré quelques fausses notes de jeux. Mais rien ne résiste au disco (ni aux voix soûl et aux jolis minois du casting) que l’on croyait ré-enterré depuis Juliette Armanet et son dernier jour du Disco. Il n’en est rien en cette rentrée Music Hall puisque Thomas Jolly va ressusciter « Dalida in Paradisco » pendant que Vanessa Paradis revampe son « Joe le taxi » 40 ans après sous une boule à facette dans sa dernière tournée.


Carmen, elle, retrouve ici l’équipe de « Mistinguett », qu’elle joua il y a quelques années, dans un rôle qui mêle autorité et ironie, où sa voix puissante sans zèle apparent caresse les basses sexuelles des titres choisis pour elle comme un écrin sophistiqué. Reine de la nuit - sans être dupe de la caricature que ce genre de personnage charrie - Carmen Maria Vega avance dans sa carrière en jouant les divas nocturnes comme personne, que ce soit sur la scène du cabaret La Barbichette ou chez Madame Arthur, en reprenant Boris Vian, ou ici dans une comédie musicale plus grand public et moins mystérieuse que d’autres de ses projets.


Mais la classe reste, impériale, puissante, qui se joue de toutes les cases et des catégories que son début de carrière avait laissé entrevoir. Punk à paillettes, elle oscille entre chanson française et melodies sophistiquée, musical variété et roman sur ses origines sans perdre de vue le plaisir Pop que lui confère son statut d’actrice/chanteuse, telle une Piaf underground qui se serait déguisée en Sheila. Et pour tout ça, nous crions en coeur « Viva Vega ! ».


« Inferno » actuellement à Bobino à Paris.


Texte et Photo Nicolas Vidal

 
 
 

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