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VICTORINE, AGENT TRIPLE POP

  • 20 avr.
  • 12 min de lecture

Dernière mise à jour : 21 avr.


Dans notre ère mondialisée et digitalisée où être artiste et en vivre revient à gagner la moitié d’un RSA par an, la réinvention de soi et les activités annexes sont devenues monnaie courante. On est chanteur de pop et vendeur de vêtement. On est chanteuse de folk et pigiste dans la presse féminine. On est un peu actrice, un peu mannequin, un peu animatrice télé. On est banquier et on chante le weekend dans des lieux qu’on peut se permettre de louer. Auparavant, on aurait considéré (et c’est toujours un peu le cas) que ne pas se dédier entièrement à son art faisait de vous un chanteur dilettante, une chanteuse sans ambition. En oubliant que tous les artistes ne peuvent pas se permettre de ne faire qu’une seule activité, très peu rémunératrice en début de carrière, et parfois une activité qui endette plus qu’elle n’épanouit. Mais Victorine (avatar de Caroline Voisin), telle une fantomette pop qui se transforme avec les paillettes de la nuit, nous prouve que tout ceci n’est pas si grave quand on revient de loin. Qu’on peut avoir été où être chanteuse, manageuse, amuseuse publique, comptable, fée, tout en ayant lutté contre un crabe et sortir un premier album qui s’appelle « Notes de frais » 10 ans après son premier EP. Qu’on peut être une (presque) débutante à 40 ans passés en ayant travaillé avec tout ce que la pop française compte de talents (Air, Carmen Maria Vega, Niki Demiller, Kim, Mathias Malzieu…) tout en gardant un enthousiasme pop d’étudiante en histoire de l’art. C’est tout l’attrait de ce premier album de Victorine, qui entre synthpop discoïde, influences japonaises, reprises variété et journal d’une vie pop prouve que le talent ne se mesure pas uniquement par le prisme de la  jeunesse insouciante, mais que la légèreté sera toujours l’attrait le plus puissant d’une bonne chanson pop. Et « Notes de frais » en compte plus qu’il ne faut pour ré-enchanter l’URSSAF. Rencontre avec la chanteuse avant la sortie de son album à la rentrée, en remontant l'"Escalier C". C comme carrière.


Avant d'être une chanteuse pop qui monte l'escalier C, tu as été manageuse d’artistes, c’est bien ça ?

Non, avant d’être manageuse, j’étais chanteuse. Je suis née en chantant un 1er janvier.


Tu as commencé par la musique et tu as bifurqué à un moment donné pour gagner ta vie ?

J’ai d’abord eu un groupe à Bordeaux avec ma petite sœur à la guitare et mon ex au chant. Ils étaient ensemble, dans la maison familiale à répéter. Je me suis incrustée et du coup c'est devenu un projet où on a fait cinq ans de tournée. Puis ma petite sœur est tombée enceinte, on a continué, mais ça a commencé à se déliter, puis je suis partie à Paris à ce moment-là. Mais surtout, j’ai commencé à faire des stages pour promouvoir ce projet. Du coup J'ai appris Photoshop pour faire des flyers, et j’ai travaillé à la Rock School Barbey à Bordeaux pour mon premier stage, à la com. Et après j'ai fait un stage chez Platinum, un label électro où il y avait Bikini Machine entre autre. Et donc voilà c'est comme ça que j’ai mis mon pied dans une maison de disque. Et à l’époque j’étais toujours étudiante en fac de cinéma. Mais le groupe avait déjà commencé à s'arrêter au moment même où on commençait notre premier disque. C'était déjà la fin, mais ça a été cinq ans de super beaux souvenirs, une belle expérience de live qui mélangeait un peu le théâtre et la musique. On a rencontré plein de monde à ce moment là, notamment Kim.


Kim est originaire de Bordeaux comme toi et vous chantez un duo sur ton album, « La lune dans le caniveau », qui état un endroit emblématique de la nuit bordelaise dans les années 90.

Ouais, c’étaient vraiment les années étudiantes à l'époque. Kim, il faisait pas mal de reprises. Il avait aussi ses compos bien sûr vu qu’il compose depuis qu'il a 15 ans. Et il faisait beaucoup de concerts, il avait une asso, la sonnette, avec d'autres artistes. Et il faisait des concerts sauvages, non organisé, uniquement par bouche à oreille dans des hauts d’immeubles un peu bourgeois. Ça foutait un peu le bordel et c'était vraiment sympa. Mais c'est à la lune dans un caniveau qu'on a commencé à discuter pour la première fois, en fumant une clope. J’en parle dans la chanson de ce moment-là  ou avec la grande sincérité qu’on lui connaît, Il va tout de suite droit au but sur ce qu'il veut dire. Il voulait recruter ma sœur dans son groupe notamment.


Qu’est-ce que tu as fait en arrivant à Paris ?

Je suis partie faire un stage chez VMA - Voyez Mon agent, la plus grande boîte à l'époque de management d'artiste. C'est la série « 10 % » quoi. Il y avait essentiellement des artistes de cinéma, acteurs et réalisateurs. Et il y avait un étage consacré à la musique, mais plutôt des chanteurs qui se mettent à jouer et des acteurs qui se mettent à chanter. Ils s’occupaient de Jane Birkin, de Valérie Lemercier, de Jamel pour les one man show… A l’époque, j’ai travaillé pour Carla Bruni, Fabrice Luchini… Et Air, qui étaient les gros artistes que j’avais en charge avant de devenir leur agent.  J’y ai rencontré cette femme formidable qui est Sara-Jane Richardson, meilleure agent du monde, une femme avec tellement d'assurance et dont l'art de la négociation était sans pareil. J’ai eu la chance d'être son petit padawan. C’était stimulant de se retrouver avec des artistes aussi formidables que ça. Tu côtoies la crème de la crème de tous les photographes, réalisateurs et musiciens, comme la photographe Linda Bujoli. Mais me retrouver avec une femme qui avait autant d'intelligence et d'humanité malgré qu’elle soit rude en affaires, c’était joyeux. C’est un milieu quand même, surtout à l'époque, dominé par des hommes. Donc quand tu as ce petit bout de femme qui arrive à faire des choses incroyables pour des artistes, parfois en développement, c’était génial.


Mais comment on passe de stagiaire dans une des plus grosses agences de France à Manageuse en son nom ?

Je voulais rester, je voulais bosser avec elle, je voulais bosser avec les artistes qu'elle représentait. Et en plus je suivais l'amour à Paris. Sauf que Sara-Jane, elle avait besoin d’un bras droit financier. Ce que je n’étais pas. Elle faisait des entretiens, mais elle ne trouvait pas la bonne personne. Moi je voulais que ce soit moi. Mais ma formation, c'était la communication, pas la finance. Mais j'étais tellement motivée, elle le voyait, et elle m’a dit « bon allez, let's go, je te prends toi parce que t'es tellement motivée que ça va le faire.Tu vas bosser. On va y arriver. ». Du coup j'ai pris des cours privés de finances et de compta. Et c'est comme ça que je me suis retrouvée avec ce poste, à faire des notes de frais. Donc ça explique cette branche-là qui n’ était pas ce que j'aurais aimé faire au départ, mais au final je m'éclate et puis c'est un peu la colonne vertébrale d'une société. De toute façon il faut faire tous les postes pour mieux comprendre comment ça marche, et pour mieux encadrer un artiste.



Tu continuais quand même la musique à cette époque là ?

Oui, mais je voulais aussi m'occuper d’artistes. Ça se faisait un peu spontanément. J'allais aux concerts, je soutenais des gens, je faisais un peu de communication de façon très spontanée. Et du coup, Sarah s'est dit «vas-y, fais-toi la main avec des groupes que t'aimes » et on a lancé un petit bureau développement dans son bureau. C'est comme ça que j’ai travaillé pour Koko Von Napoo, groupe ou il y avait Gaël Etienne qui a réalisé mon disque. Et puis pour Yan Wagner qui était mon premier talent, FM Laeti, Martin Rappeneau, Eduardo Makaroff de Gotan Project... Ensuite, Sarah a fait un gros break, elle est partie en Corse, elle a changé de vie. Et moi j'ai repris pendant 2/3 ans la société avec Air que je manageais, mais aussi les projets solo de Nicolas Godin et de Jean-Benoît Dunckel. Mais j'avais déjà démarré le projet Victorine en 2011, après une rupture sentimentale. C’est là où j'ai écrit « Fukushima » et « Désunis l'univers » qui sont sur le disque.


« Désunis de l’Univers » est le premier titre que tu as sorti il y a 10 ans. C’est un véritable hymne pop qui mélange une forme de légèreté, avec des jeux de mots, une manière un peu cryptique de dire les choses, quelque chose d’assez noir mais en même temps très dansant. Est-ce que pour toi, ce serait ça la pop ?

Ah oui oui, complètement. Je n’ai pas envie d'ennuyer les gens, j'ai pas envie d'étaler mes problèmes. J’ai été éduquée comme ça parce que j'ai grandi dans une famille à gros problèmes. Très jeune, j’ai développé mon sens de l’humour, je faisais des petits spectacles pour détendre l'atmosphère dans une famille sous tension H24. D'ailleurs, j'en parle dans la chanson « La rentrée ».


La pop a aussi un côté fédérateur que tu as également dans la vie.

Ma mère raconte que je suis née en riant. Quand j'ai fait mon premier jour de rentrée des classes, tous les enfants chialaient et moi j'allais voir les gens, les gamins pour les faire rigoler Et la maîtresse a dit « on en veut plus des comme ça ». Moi c'était mon plus beau jour d’ aller à l'école, de rencontrer des copains. L’humour ça aide pas mal à colmater les plaies. Comme la pop, comme la danse. Il y avait beaucoup de musique à la maison. On baignait dans Brassens, Jonasz, la chanson française.


Sur ton album, tu reprends France Gall, « Si maman, si ». Pourquoi France Gall ?

France Gall, c’est mon enfance et mon adolescence. La chanson « Resiste » me renvoie immédiatement à des souvenirs personnels, de fêtes des parents où on se regarde dans les yeux en se donnant de la force en chantant les paroles de la chanson, avec beaucoup d’émotions. A l’époque, je parlais peu de mes problèmes personnels, il y avait beaucoup de pudeur, mais cette chanson m’aidait. Et puis c’est une chanteuse qui fédère aussi. J’ai remarqué que quand j’ai un petit down, il y a toujours une chanson de France Gall qui débarque, dans un bar, où ailleurs. Elle a ce filet de voix très léger et en même temps, d'une très grande justesse parce qu'elle a des hauteurs hyper dures à atteindre. Et puis elle a toujours les bonnes chansons, que ce soit par Gainsbourg ou Michel Berger. Mais toute cette période années 80, c’est la plus intéressante je trouve parce que c'est la femme mûre, qui a 30 ans et qui chante « Débranche », qui est libérée. D’ailleurs, c'est hyper moderne « Débranche ». Et puis il y a une continuité transgénérationnelle avec elle. Je n'ai pas d'enfants. Mais j'ai des neveux et nièces qui sont incroyables, dont une, Marianne, qui adorait que je lui chante « Bébé Requin ».


Pourquoi « Si Maman, si » ?

Parce que c’est une chanson qui m’émeut beaucoup. J’avais fait un EP qui s’appelait « papa Maman », un peu style 45 tours yéyé, ou j’ai écrit une chanson pour ma mère et une pour mon père. Pour les 60 ans de ma mère, j’avais écrit une chanson qui s’appelle « maman médicament », dans laquelle je parlais de ma vision de petite fille sur elle, qui ne prenait pas de vacances, qui travaillait beaucoup dans sa pharmacie. Je faisais le parallèle avec le spectacle, comme si elle était dans sa loge avant d’entrer en scène dans sa pharmacie pour aider les gens. Et « Si maman, si », j’ai eu envie de la chanter comme on fait un peu le point sur son passé. Ce sentiment que les gens avancent dans la chanson, mais pas celle qui chante, et que le temps défile comme un train. Et d'être un peu coincée dans cette petite bulle de fille à sa maman, de fille à son papa, et de ne pas avoir su, quelque part, construire sa propre famille et d'être un petit peu coincé dans cette société de divertissement. Très joyeusement arrangé par Guillaume Léglise.


Tu as un autre point commun avec elle, moins léger, c’est que vous vous êtes battues toutes les deux contre un cancer. Est-ce que ce combat a changé ta vision sur l’album, sur ce que tu voulais dire et faire ?

Non, tout est prêt depuis 2020. J’ai juste rajouté « La lune dans le caniveau » le duo avec Kim, parce que je voulais qu'il soit présent. Parce que c'est vraiment lui qui m'a remis le pied à l'étrier quand j’ai démarré le projet Victorine. Il animait l’open mic du Pop In à l’époque et m’a proposé de venir chanter et il m’a accompagnée. Il m’a décoincée au moment ou j’hésitais à passer le cap car j’avais peur de perdre ma crédibilité d’agent en exerçant cette passion au grand jour. A l’époque, les multicasquettes n'étaient pas monnaies courantes et ça pouvait déstabiliser mes collègues. Mais finalement, déstabiliser, c’est une bonne arme de négociation. On peut également obtenir des plans pour ses artistes par ce prisme étonnant. On rencontre des programmateurs, des musiciens qu’on peut faire ensuite collaborer avec ses clients etc.. Cela devient un véritable laboratoire vivant. L’important c’est d’être sincère avec ce qu on fait et ce qu’on est. Et surtout de prendre du plaisir, savoir s’amuser sans se prendre trop au sérieux mais avec de l’application quand même ! De la déconne faite très sérieusement.



Est-ce que quand tu as eu suffisamment de chansons et que tu as envisagé ton album, tu voulais partir dans ce côté électronique justement ? Est-ce que musicalement, tu avais des envies précises ou est-ce que ça a été au gré des rencontres et des gens avec qui tu as travaillé ?

Oui oui j'avais cette envie-là. D'ailleurs, ça a toujours été comme ça dès le départ. Même s’il y avait un côté plus rock sur scène. On me disait que c’était Iggy Pop dans le corps de France Gall car j’improvise beaucoup sure scène. Et puis c’est aussi grâce au travail avec Gaël Etienne qui est très doué, qui a taillé sur mesure les arrangements de mes premiers titres. Il a tout de suite pensé aux génériques des dessins animés eighties. Mais le disco, c’est ce que je fais depuis le tout début, depuis mes premiers concerts de 2011 avant que ça revienne en force ces dernières années. Sur « Fukushima », c’est plutôt Kate Bush qui m’a inspiré. Une artiste et une femme géniale. Auteur, compositeur, musicienne de génie. Qui a monté son propre studio. Qui écoute son cœur et qui fait des danses de dingo dans la Forêt! Une iconoclaste qui suit sa propre voie.


On pense aussi à Lio sur certains titres.

Ah bien sûr. Lio, c’est mon premier 45 tours, « Banana Split », « Amoureux solitaires »… C’est forcément dans mon ADN. Tout comme la musique que j'écoute pour danser : la French Touch avec Air, Sébastien Tellier, Daft Punk, Justice et surtout Phoenix. J’adore aussi Metronomy , New Order, qui est l’un de mes groupes préférés et fondateur, l’énergie rock des Strokes… Et pour les concerts, je me sens plus jumelle d’un Philippe Katerine, d’un Manu Payet où d’une Valérie Lemercier.


Quels sont les artistes qui te font vibrer aujourd’hui ?

Aujourd'hui, ce qui me fait vibrer, c'est l'histoire de l'art. Je suis de nouveau étudiante et cela me passionne ! C’est très inspirant. En fait, j'ai l'impression de revenir aux sources de l'art, à la préhistoire…

D'ailleurs dans mes concerts, il y a l'intervention de Donald Abad, un artiste contemporain extraordinaire qui construit des décors en direct, et qui rend tous mes rêves possibles. Il peut faire une station de ski avec 3 bouts de ficelles, le tout en portant un mini short blanc qui lui sied à merveille ! Sinon j’adore toujours les popstars : Dua Lipa, Harry Styles, Lady Gaga. Rosalía aussi, qui intègre en ce moment beaucoup d’art dans ses visuels, je trouve ça génial. Mais l’artiste sur laquelle j'ai le plus chanté et dansé avec poster dans ma chambre, c’est Madonna. J’ai repris récemment « Like a virgin » pour un show de Halloween, une vierge ensanglantée de faux sang qui n’est finalement pas parti de ma robe… Et j’aime beaucoup Corine aussi, son univers disco. Quand j'ai fait mon coming out de cancer pour répondre à la fameuse question "Pourquoi tu as les cheveux frisés" avec sa chanson « Pourquoi Pourquoi » sur Instagram, elle m'a fait livrer via son label, son vinyle signé en cadeau alors que je ne la connais pas. Très classe ! Et j’adore Yvonne La Nuit, Tim Glass, Gaël Etienne, Batist and the 73’, Neko Flash, Théo De Hond… Ce sont tous des artistes qui ont collaboré à mon disque et que j’adore autant en tant qu’êtres humains que pour leurs projets artistiques. Sans oublier Cléa Vincent !


Sur ton disque, il y a également plusieurs collaborations, des duos avec Carmen Maria Vega et Mathias Malzieu. Saint DX également.

J’ai managé Carmen quelques années et qu’est-ce qu’on a rigolé ! On avait un rapport d’amitié très fort en fait, et j’ai adoré travailler avec elle. C’était une belle collaboration et je trouvais ça chouette de solder tout ça sur de l’artistique. On a des points communs mais on est assez à l’opposé dans l’image. D’ailleurs dans la chanson elle me dit d’arrêter avec les trucs un peu trop sucrés, de me lâcher, d’être frontale. Ce qu’elle est elle, d’ailleurs. Moi je contourne un peu plus. Sacrée personnalité. Saint DX, il fait parti du projet depuis le début. Il a arrangé « Escalier C » avec Gaël Etienne. Et puis un duo avec Mathias Malzieu que j’ai rencontré grâce à Kim. Il fait partie des gens, des artistes fabuleux qui m'ont donné des ailes dans ce projet. Aujourd’hui, on peut avoir plusieurs casquettes mais quand j’étais agent c’était plus dur. J’ai failli manager Dionysos à l’époque, mais cela ne s’est pas fait. Mais ils m’ont quand même beaucoup encouragée, ils m’ont invité à faire des premières parties, ils ont un public incroyable. Mathias, c'est vraiment quelqu'un qui transforme tout en art. On a appelé notre duo « Agent Secret » à cause de ça.


Quel effet cela te fait de sortir ce premier disque à la rentrée?

Je voulais refaire des concerts après mon cancer. La scénotherapie, c’est plus euphorisant que la chimiothérapie ! Et puis je suis très reconnaissante au label La Tebwa de le sortir. Un label pour lequel je travaille, pour qui je calcule des redevances pour les artistes sur des tableaux Excel. Romain Coulon a cru en mes chansons en voyant ses petites filles danser sur « La rentrée » en live. Alors c’est bien chouette d’avoir des partenaires qui croient en toi, surtout quand pour eux, tu as ce poste si « sérieux » dans leur société.



Interview et Photos Nicolas Vidal

Album "Notes de Frais", sortie à la rentrée.

Single "Escalier C" disponible : https://idol-io.ffm.to/escalierc

 
 
 

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