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The Rodeo, Lolita malgré elle.


Écrire de bonnes chansons pop au final, qu’est ce que cela veut dire ? Avoir une bonne mélodie, c’est déjà un bon début, en avoir 15 de nos jours, c’est un record. Cela fait maintenant 2 albums (« Arlequine » qui vient de sortir, et son précédent album « Therianthropie Paradis ») que The Rodeo aligne des chansons pop parfaites. Des chansons de Lolita malgré elle, qui fredonnées par France Gall ou Lio dans les années 80 auraient battu des records de vente et de popularité, mais qui aujourd’hui sont à la marge, presque indie. La faute à un marché musical en berne mais aussi à l’exigence que demande la création de titres comme ceux de The Rodeo, alambiqués, mélodiques, sophistiqués et en même temps simples et intemporels, mais qui n’ont plus les faveurs populaires.

Pourtant, à entendre ces chansons Live comme hier soir à La Boule Noire à Paris, on se dit que l’exigence et la force de The Rodeo à ne rien lâcher est finalement payante. Avec un quatuor de musiciens hors pair et une certaine retenue, The Rodeo réussit à intégrer tout un pan de la variété pop 70 et 80 (« La coupe est pleine », « Arlequine », « Idéal » et son gimmick Birkinien) à un son plus brut, plus rock en somme (« Vallée de Siddim »). The Rodeo ne surjoue ni l’émotion ni l’emphase, et son autorité naturelle la rend finalement plus proche de la Jeanne Moreau chanteuse, appuyant de ci de là sur un reste d’enfance et ses mélodies qui plaisent aux petites filles. C’est toute la force de la musique de The Rodeo, et de son bien nommé « Arlequine », album multifacette qui échappe aux étiquettes pop pour se renouveler à chaque écoute.


Photo, collage et texte : Nicolas Vidal

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