EMILIE, DANI ET LES AUTRES ...
- Faces Zine

- 15 juil. 2025
- 4 min de lecture

Emilie Marsh est originaire de La Rochelle. Et sa ville, à travers Les Francofolies, lui fait - dés qu’elle le peut - honneur. Cette année, elle a doublement enchanté le Festival, d’abord à travers l’hommage à Dani avec qui elle a collaboré jusqu’a son décès, et en ouvrant la soirée du 13 juillet, où avec ses camarades de jeu Sébastien Collinet ( dont on avait beaucoup aimé l’album piano solo « Pianophonie » sorti en 2023) et Raphael Leger (qui de Tahiti 80 à Cléa Vincent en passant par Kid Francescoli est de tous les projets pop les plus excitants), elle a enchanté la scène Jean-Louis Foulquier avec ses riffs de guitare à la Chrissie Hynde et ses refrains pop qui trahissent ses origines British. Rencontre express d’après concert avec l’autrice du récent « Amour bandit » qui brandit les relations amoureuses comme un étendard pop.
Tu es doublement à l’affiche des Francofolies de La Rochelle entre ton concert en ouverture de la soirée du 13 juillet et l’hommage à Dani.
Oui, ce fut très intense !
Comment est né cet hommage à Dani ?
J’étais en train de terminer l’album posthume de Dani avec Edith Fambuena, et à ce moment là, Edith a joué au Festival des soeurs jumelles à Rochefort avec Zazie. C’est parti de là. Le Festival a suggéré qu’on rende un hommage à Dani et l’idée est partie de là.
Le fait de rendre un hommage à Dani, avec qui tu as beaucoup collaboré avant sa disparition, à La Rochelle qui est ta ville d’origine, avait-il une saveur particulière ?
Je dois remercier Gérard Pont qui est venu voir l’hommage que l’on avait fait au Café de la Danse et qui a eu envie qu’on le joue ici. On avait joué ensemble en 2018 avec Dani ici, et Gérard me soutient beaucoup. C’est grâce à lui que j’ai joué également ce soir. C’est très beau qu’on puisse continuer à faire vivre son répertoire, dans la joie.
Comment s’est faite la sélection des artistes qui étaient sur scène lors de l’hommage ? C’était très éclectique entre Alain Chamfort, Jil Caplan, Emmanuelle Seigner ou Sam Sauvage, Calypso Valois, l’Oiseau Joli et Cécile Hercule ?
Il y a une base un peu commune. Jil Caplan a écrit la plupart des textes de l’album posthume de Dani, lequel contenait un duo avec Emmanuelle Seigner avec qui nous avions également fait un spectacle toutes les trois. Calypso Valois était très proche de Dani aussi. Alain Chamfort avait composé pour Dani la chanson « Reine d’Autriche ». Sam Sauvage correspondait parfaitement à ce qu’aimait Dani, avec sa voix grave et sa dégaine de rockeur. Cécile Hercule a aussi écrit des textes pour Dani. Et L’oiseau Joli qui joue chez Madame Arthur, amène également la touche Cabaret qui a été très importante dans la carrière de Dani quand elle était à L’Alcazar. Ce ne sont que des histoires de rencontres.
Ton dernier album, 3amour bandit », est aussi basé sur une histoire d’amour. Est-ce que le duo amoureux ou amical serait ton moteur ?
Oui c’est assez fou car entre les chansons de Dani et cet album que je viens défendre sur scène, tout s’est passé en 2022 lorsque je suis tombée amoureuse et que je perdais Dani. Ces chocs émotionnels m’ont inspiré les chansons. Et c’est vrai qu’entre l’Amour Bandit » et l’ « Amour Toujours » qui est le titre de la création autour de Dani, il y a un lien.
C’est l’actrice Judith Henry qui a fait la mise en scène de cet hommage. Comment avez-vous travaillé ?
L’idée était que Dani soit présente à travers toutes les facettes de sa vie, son métier d’actrice, de chanteuse, de modèle. On ne parle pas pendant le concert, on entend juste sa voix à elle. Elle parle, et nous on transmet ses chansons. Et puis il y a le côté bande qu’elle adorait.
Comment as-tu sélectionné les titres que vous chantez ?
Il y a beaucoup d titres du dernier album, et ensuite les artistes nous ont orienté vers ce qu’ils voulaient faire.
Il y a peu de chansons des années 60 au final ?
Il y a « La vie à 25 ans » c’est tout. Dani a changé de voix tout au long de sa vie et on la connait surtout pour sa voix grave. C’est ce qui a marqué les gens avec « Comme un Boomerang ». Et puis quand je l’accompagnais sur scène, on ne chantait pas ses chansons des années 60. On a gardé aussi ce qu’elle avait envie de faire quand on jouait ensemble.
C’est quoi la suite pour toi ? Tu pars en tournée cet été ?
Je suis en tournée tout l’été et à l’automne, et on travaille sur le nouvel album de Jil Caplan.
C’est le deuxième que vous allez faire ensemble. Tu as besoin de ce côté binôme pour travailler ?
J’aime le collectif. J’ai besoin de faire mes choses de mon côté mais j’adore collaborer et j’adore les rencontres. C’est vraiment mon moteur. Je ne pourrais pas faire que des choses toute seule de mon côté.
Album « Amour Bandit » disponible.
Interview et Photos Nicolas Vidal



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