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Arnold Turboust, ses chansons pop, ses ami(e)s et lui

 

Pour les amateurs de pop française et de belles mélodies surprenantes, se tenait hier soir au café de la danse un magistral condensé de ce que la chanson française pop peut offrir de meilleur : Arnold Turboust. Depuis plus de 30 ans et le tube « Adélaïde », cet orfèvre mélodiste poursuit avec une certaine discrétion, une carrière parsemée de bijoux synthétiques et de chansons à tiroirs dont le concert d’hier s’est fait l’écho en compagnie d’une brochette d’artistes pour qui la pop compte bien plus que la popularité dans les charts.

 

 

La soirée s’est ouverte avec Barbara Carlotti dont la fantaisie n’a d’égale que la spontanéité. Chauffeuse d’une salle d’abord timide, elle ne cachait pas sa joie d’ouvrir le bal pour Arnold Turboust, qu’elle a rejoint plus tard pour un magnifique « Mon bel oiseau » qu’elle chantait déjà sur l’album « Démodé ».

Egrenant au fil d’un récital pop des chansons issues de ses 5 albums, Arnold Turboust a démontré que qualité peut rimer avec simplicité. De son deuxième mini tube « Les envahisseurs » à « A la frontière de ton beau pays » chanté en duo avec l’indémodable Alain Chamfort, on s’aperçoit que Turboust est un classique pop depuis son premier album « Let’s go à Goa ». Les sublimes « Le prix de mon silence » et « Souffler n’est pas jouer » du dernier album s’accordant parfaitement à « Varouna » ou « Au large de Miami », titres plus anciens que l’on était ravis de réentendre ici. Tout comme « Mes amis et moi », chanté avec Bertrand Burgalat (qui en signait les arrangements à l’époque de la sortie de l’album), et pour l’auteur de ces lignes, son plus beau titre, celui qui mêle la grâce et l’air du temps, un condensé de Fitzgerald et de Sagan, de Baccharach et de Trenet.

 

La cerise sur le gâteau était bien entendu la venue sur scène de Zabou Breitman, qui plus de 25 ans après la sortie du disque est venue accompagner de son timbre mutin l’indémodable « Adélaïde » dont les vertus euphorisantes fonctionnent toujours aussi bien.

Car c’est cela la force du compositeur et arrangeur Turboust : des gimmicks efficaces au service de mélodies pas si simples, qui se cachent derrière une politesse d’interprète et une fausse nonchalance. Il est rafraîchissant de voir un artiste surpris par un public venu acclamer une carrière, un parcours.

Un parcours également marqué par sa collaboration avec Etienne Daho dont la reprise du « Epaule tatoo »,  qu’il a composé, a clôturé magistralement un concert émouvant, pop, et dont on espère que les effluves positives de la salle iront le plus loin possible pour cet inclassable dilettante singer.

 Merci à Christophe Gatschiné pour les photos.

 

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